28.12.2007

François Fillon s'interroge sur la durée légale du travail

Voici le titre pour le moins aguicheur d’un article du journal gauchiste-à-la-mode-Joffrin Libération daté d’aujourd’hui. En effet, il laisse entendre que notre François national se poserait des questions. Pour l’observateur averti qu’est Milton, cela paraît surprenant, mais objectivité journalistique oblige, il décide de se pencher sur la question et d’essayer de comprendre cet oxymore incroyable : François Fillon s’interrogerait, il douterait de ses idées, il proposerait peut-être même quelque chose de totalement novateur et d’inattendu… Quelle est donc cette réflexion existentielle profonde qui serait susceptible bouleverser l’esprit et les certitudes de notre charmant Premier ministre (sic), qui « s’interroge » sur la durée légale du travail ?
Rassurez vous amis lecteurs, cette interrogation n’a pas mené à une conclusion inattendue du locataire de Matignon, comme nous le confirme Milton dans l’interview exclusive qui suit.

Milton, pourriez-vous nous en dire plus sur la réflexion dont a fait part le Premier ministre ?
Milton : En fait, il doit y avoir un quiproquo sur le sens du mot « réflexion ». Physiquement, la réflexion est ce qui se produit lorsqu'un corps doué d'une certaine vitesse en rencontre un autre qui le force de suivre une autre direction. Peut-être est-ce dû à la lenteur ou a la mollesse de la pensée de M.Fillon, ou encore à l’absence de rencontre d’un argument contradictoire dans la formation de son jugement, mais ses conclusions ne paraissent pas bien novatrices par rapport à ce qu’il avait réfléchi jusque là : négociations entreprise par entreprise du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, du taux de majoration desdites heures sup’, recentrement du domaine de la loi « sur la définition des règles nécessaires à la protection de la santé et de la sécurité des salariés »…
Bien sûr ce ne sont pour le moment que des interrogations qui turlupinent le Premier ministre, mais il y a fort à parier que la « simplification » du Droit du travail franchisse un pas de plus, avec non seulement l’augmentation du temps de travail par l’augmentation du seuil de déclenchement des heures supplémentaires (sans changer officiellement la durée légale de trente cinq heures hebdomadaires, allez comprendre), mais en plus la négociation de ce seuil au sein des entreprises. Ainsi, une entreprise pourra légalement forcer ses employés à travailler plus sans gagner plus sous peine de délocalisation. Pour preuve, l'entreprise allemande  Continental a consulté les employés de sa filliale de Sarreguemines en Moselle. Ces derniers ont massivement répondu Oui aux 40 heures Leur choix s'est, bien entendu, déroulé en toute neutralité et sans aucune pression de la part de la firme, comme le prouve cet article de l'Humanité.
 
Mais dans son communiqué, M.Fillon explique que ces réflexions doivent permettre de  « parvenir à un droit de la durée du travail plus lisible et plus adaptable aux réalités du terrain ». Comment contester une telle nécessité ?
Oui, bien sûr, c’est le discours habituel. L’Etat devrait se désengager, ne pas définir une durée maximale du travail hebdomadaire (tout en veillant à la santé des salariés, c’est bien connu, les prisonniers du boulot font de vieux os…), tout cela pour ne pas nuire à la compétitivité des entreprises. Mais à quoi servent des entreprises compétitives, si les salariés n’en profitent pas et s’éreintent dans des travaux répétitifs et mal rémunérés toujours plus longtemps et toujours plus vieux ? Notre adoré Président à récemment déclaré lors d’une interview à l’Elysée « les gens ne savent pas quoi faire de leurs RTT ». En effet, s’occuper de ses enfants, lire (Proudhon, Bakounine, Marx, Paris Match, le Figaro ou Point de vue), aller boire une bière avec ses amis (sans fumer, puisque cela est interdit), sont autant d’activités que les travailleurs ne peuvent pas avoir… Il est vrai que le salaire versé à la majorité des Français, dérisoire par rapport à la richesse du pays, ne leur permet pas de faire des folies pendant leur temps libre. Certains grands intellectuels iraient même jusqu'à rethéoriser la théorie du "classes laborieuses, classes dangereuses". C'est ce qu'a fait l'illustre chroniqueur du point Nicolas Baverez, qui l'exprime on ne peut mieux et pourrait donner une piste de "réflexion" à François Fillon pour faire chuter la délinquance : « Le temps libre, c’est le versant catastrophe sociale. Car autant il est apprécié pour aller dans le Lubéron, autant, pour les couches les plus modestes, le temps libre, c’est l’alcoolisme, le développement de la violence, la délinquance, des faits malheureusement prouvés par des études. ». La seule solution pour réduire la violence ? Travailler plus ! D'ailleurs, il est dit que le slogan des prochaines municipales à Neuilly serait "Les chômeurs aux galères, pour des parties de golf pépères" !

Un dernier mot pour conclure ?
Il serait temps que François Fillon se trouve un mannequin à afficher pour le grand public, s’il va même jusqu’à nous faire croire qu’il trouve du temps pour « réfléchir » à la casse du droit du travail… Autant être sincère est dire qu’il a été boire un café avec Laurence Parisot et qu’elle l’a convaincu d’accélérer encore le rythme des réformes pendant qu’il reste encore un semblant « d’état de grâce »…
 
 

Elle court, elle court la maladie d'amour

La presse européenne fait mardi ses délices de la nouvelle liaison du président français Nicolas Sarkozy avec l'ex-top modèle et chanteuse italienne Carla Bruni, également présentée comme collectionneuse d'hommes.

Dans ce concert d'ironie, seule la Stampa, le journal de Turin, ville natale de Carla Bruni et berceau de sa famille, présente la romance comme sérieuse, annoncant même le mariage prochain du couple, tout récemment formé. "M. Sarkozy a réellement demandé à Carla de l'épouser, ce n'est pas une rumeur", écrit la Stampa, citant à l'appui des propos de sa mère et des amis de famille.960e3c3a3e6c182c588841484a291853.gif

Pour les autres, la "plus grande passion" de Carla Bruni sont les hommes, comme l'écrit le journal allemand Süddeutsche Zeitung (centre-gauche), pour qui la chanteuse "tombe souvent éternellement amoureuse". "Les présidents français savent tout de l'érotisme du pouvoir", ajoute le quotidien.

"Que serait une collectionneuse d'hommes sans un chef d'Etat dans sa collection?" s'interroge le Frankfurter Rundschau (gauche) tandis que le quotidien à grand tirage Bild titre en une "Sarkozy aime un top model", "super-riche, super-intelligente, super-belle" et... "13 cm plus grande" que lui.

"La fille de la Rive Gauche et le garçon de la Rive Droite: Sarkozy dévoile son nouvel amour", titre le quotidien britannique The Guardian (gauche). "Bruni va à merveille avec la politique d'ouverture" du gouvernement, ironise-t-il.

"Sarko sort avec une célèbre croqueuse d'hommes", écrit le très vénérable Times tandis que l'Independent avertit ses lecteurs: "Vous savez que vous vieillissez quand le président français sort avec l'ancienne petite amie de Mick Jagger", le chanteur des Rolling Stones.

En Suisse, la palme des "Une" sur la liaison présidentielle revient à 24 Heures, le quotidien de Lausanne: "Même en amour, Sarkozy fait vite et fort".

La Tribune de Genève énumère les précédents compagnons de Carla, n'y voyant "rien de très prometteur pour un homme qui apprécie une certaine stabilité affective". Dans le quotidien francophone "Le Temps", un dessin relate un dialogue de bistrot. L'un des personnages dit: "Sarkozy sort avec Carla Bruni", à quoi l'autre répond: "Il n'est déjà plus avec Kadhafi?"

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En Espagne, El Pais (centre gauche) relève les "nécessités politiques" et "l'opportunité de faire oublier avec cette nouvelle l'humiliation infligée la semaine passée par le leader libyen Mouammar Kadhafi".

El Mundo (libéral) parle de "l'affaire" dans sa rubrique "Le zoo du 21e siècle", consacrée aux personnages insolites de l'actualité: "N'importe quel psychanaliste expérimenté tracerait un parallèle entre Carla Bruni et Cécilia", le seconde épouse du président Sarkozy, dont il avait divorcé en octobre.

Pour ABC (conservateur) "Carla Bruni succombe à l'érotisme du pouvoir". Le journal la décrit comme une "femme bionique, au regard assassin". 

En Russie, les Izvestia (pro-Kremlin) relève que "Sarko est le seul célibataire qui pourra maintenant -- tout en provoquant l'envie de ses collègues, présidents et Premiers ministres-- sortir avec de belles stars des podiums sans provoquer un scandale public".

Pour le très sérieux journal officiel Rossiïskaïa Gazeta, Carla Bruni jouit d'une réputation de "Terminator".

Le gaz s'évapore : attention au coup de grisou

    On a pu l'entendre aujourd'hui dans tous les JT, à la radio, à la télé, dans la presse, sur internet. Le père noël a apporté dans sa hotte un bien joli cadeau : une hausse de 4% du prix du gaz à compter du premier janvier. Daniel Schneidermann revient sur le traitement médiatique de l'annonce de cette augmentation. Et notamment, sur le non-dit des raisons de cette hausse. Il nous renvoie alors au blog Plume de presse d'Olivier Bonnet qui détaille la mesure ici, puis . Et, bizarrement, tout devient beaucoup plus clair. Les bénéfices de GDF sont énormes (2,6 milliards en 2006). Ses actionnaires sont ravis. Son PDG Jean-François Cirelli aussi. En effet, non content de gagner 309 981 euros bruts annuels, il bénéficie également d'un bonus (plafonné à 40% du fixe, un petit 140 000 euros) indexé sur les résultats du groupe. Or la seule variable sur les bénéfices, c'est la productivité et la hausse des tarifs. La boucle est bouclée. 

    Autre facétie de GDF pour satisfaire ses actionnaires ? Racheter ses propres actions, à hauteur d'un million d'euros. En raréfiant le titre, elle en augmente la valeur, et donc le porte-feuilles de ces braves actionnaires. 

    GDF a donc un million d'euros à gaspiller, dépenser, investir. Pourtant, le gouvernement, par la voix de Christine Lagarde l'autorise à augmenter ses tarifs. Oui, mais seulement de 4%, ouf, on est loin des 6% réclamés par l'entreprise gazière. Loin ? Pendant trois mois, puisqu'une nouvelle hausse est d'ores et déjà programmée pour mars 2008 (après les municipales, cela va de soi).     

    En ces temps où le pouvoir d'achat explose, on est ravi de pouvoir compter sur un gouvernement soucieux des plus humbles et respectueux de la notion de service public. 

 

PS : Petit exercice pour les plus matheux d'entre vous. Combien de hausses successives de 4% GDF devra t-elle effectuer pour réaliser une augmentation totale de ses tarifs de 172% ?

26.12.2007

C.A.R.L.A.

 Mick-Eric-Arno-Louis-Charles-Jean-Paul-Raphaël-
Nicolas-Donald-Kevin-Vincent-Laurent

* * * 

Milton a enquêté. Il a découvert la stratégie de Carla. Son objectif ? Les fils Sarkozy ! Le meilleur moyen de s'en approcher étant bien évidemment de coucher avec leur père.

 Va t-elle arriver à ses fins ? Réponse en 2008.

 Autre hypothèse, Carla compte sortir un album prochainement. Ou bien, sorti avec Milton. Ou encore, sortir un album avec Milton.

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"Tant mieux si le président de la République est heureux"

Christine Boutin, ministre du logement

"Elle chante bien, Carla"

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé 

25.12.2007

Super flic ?

Et Sarkozy alors ? Il n’a rien fait pour améliorer le sort des policiers ? « Vous savez, il est beaucoup moins populaire ici que ce que l’on pourrait croire, corrige le brigadier-chef Bouchin. Il n’a pas été un mauvais ministre de l’Intérieur, mais il s’est servi de la police pour sa carrière politique. » Dans ce commissariat, on ne vénère pas le Président. Comme ailleurs, il y a les pour et les contre. Mais tous reconnaissent que son passage place Beauvau n’a pas été la révolution à laquelle il voudrait faire croire. « Surtout des effets d’annonce, concède le commissaire Le Cavorzin. Sarkozy, en fait c’est trois choses : des réductions d’effectifs, la privatisation de la police et l’instauration d’une culture du résultat. » Le reste n’est que littérature.

 Pêché sur http://boulevard117.over-blog.com/article-14340239.html

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